La commune de Bouvines est située au sud-est de Lille.
(A partir de Villeneuve d'Ascq, direction Cysoing...)
A voir : La fontaine Saint-Pierre où se reposa Phillippe-Auguste avant la bataille ( la source guérirait la fièvre et les maux des yeux ).
La chapelle Saint-Hubert érigée en 1872.
L'église Saint-Pierre qui surplombe le village , de style gothique du XIII ème siècle, construite en 1882.
A l'intérieur : 21 vitraux de 8 mètres de haut , classés monuments historiques ( 1887 à 1906 ), retracent les principales scènes de la bataille.
L'église possède un orgue qui est un "MUTTlN CAVAILLE -COLLE" en excellent état, fort apprécié des organistes de la région.
L'église est ouverte tous les jours aux particuliers: en été de 9h à 18h. En hiver de 10h à 17h.
Les visites ne sont pas autorisées durant les offices, ni durant leur préparation.
Les groupes qui désirent visiter les vitraux doivent s'adresser 15 jours avant la visite par fax ou par téléphone au 03 20 41 0461.
Ci-après, une partie des vitraux que vous pouvez agrandir en cliquant ( 480x500 px, environ 100ko...)
.Si Bouvines est entré dans l'histoire en 1214 par une bataille inscrite dans tous les manuels scolaires, c'est probablement aujourd'hui, les vitraux qui en perpétuent le plus attrayant souvenir. Fresque remarquable en vingt et un tableaux, ils nous ont été légués, grâce à la volonté, à la foi religieuse et patriotique qui animait Félix DEHAU.
.En 1878, la petite église du village menaçant de s'effondrer, le conseil municipal décidait alors d'en reconstruire une nouvelle, digne du renom historique de Bouvines, au même emplacement, sur la colline Saint-Pierre. L'architecte désigné pour cette entreprise fut le Lillois Auguste NORMAND.
.Félix DEHAU (1846 -1934) Maire de Bouvines pendant 62 ans, doyen des maires de France, conseiller général du canton de Cysoing, fut une figure marquante de cette petite région. La construction de l'église fut l'œuvre maîtresse de sa vie, guidé par son attachement patriotique bien dans la ligne de l'après 1870.
.Sa rencontre à Paris avec le maître verrier Emmanuel CHAMPIGNEULLE au cours d'une exposition fut déterminante: c'est alors que Félix DEHAU eut l'idée de doter la future église des verrières que nous connaissons aujourd'hui.
.Les CHAMPIGNEULLE de Bar-le-Duc, maîtres verriers réputés en France et en Europe, furent mandatés pour réaliser vingt et une verrières de grande taille (8 mètres x 3 mètres 20) relatant les principaux épisodes de la bataille.
.En préambule à leur travail, Félix DEHAU fit appel à un historien qualifié, Henri DELPECH qui prit ses références dans la chronique de Guillaume LE BRETON, chapelain du roi Philippe et seul témoin oculaire qui nous ait légué un récit manuscrit. Avec le plus de fidélité possible à cet écrit, DELPECH guide alors Pierre FRITEL, à qui fut confié le difficile travail de dessiner en hauteur des images de champs de bataille qui appellent plutôt à être composées en largeur.
.Il restait alors à réaliser et à financer l'opération. Une souscription fut organisée: chaque don de 1000 Francs minimum ouvrait le droit au donateur d'avoir au bas d'un vitrail la reproduction de ses armoiries en écusson. Hélas, pour la souscription, beaucoup de promesses de dons émanant de grandes villes de France ne furent jamais honorées. Si le budget de l'église fut bien maîtrisé, il n'en fut pas de même pour celui des vitraux. Leur réalisation dura près de 20 ans, il fallut attendre l'année 1906 pour voir enfin l'achèvement de cette fresque.
Texte : plaquette de l'Association des Amis de Bouvines disponible à l'entrée de l"église...

Vitraux du cœur N° 19,20 & 21
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